Salut Iain

Iain Banks (2009)Le 9 juin est décédé Iain Banks. Les personnes qui aiment la science-fiction le connaissent sous le nom de Iain M. Banks, créateur du cycle The Culture (La Culture).

Voici un extrait d’un court article qu’il a écrit pour The Observer en 2011 à propos de l’indépendance de l’Écosse :

These days, I support the idea of an independent Scotland. It’s with a heavy heart in some ways; I think I’d still sacrifice an independent Scotland for a socialist UK, but… I can’t really see that happening. What I can imagine is England continuing to turn to the right and eventually leaving the EU altogether.

Scotland, though, could have a viable future either as a completely independent country or – more likely – within Europe. The European ideal is taking a battering right now, certainly, and the gloss has come off comparing our prospects to Ireland’s or Iceland’s, but it remains both possible and plausible that Scotland could become a transparent, low-inequality society on the Scandinavian model, with fair, non-regressive taxes, strong unions, a nuclear-free policy, a non-punitive tertiary education system, enlightened social policies in general and long-term support for green energy programmes.

We’d need to make sure our banks were small enough to fail, and there are problems of poverty, ill health and religious tribalism that will take decades to overcome. But with the advantages and attractions that Scotland already has, and, more importantly, taking into account the morale boost, the sheer energisation of a whole people that would come about because we would finally have our destiny at least largely back in our own hands again – I think we could do it.

And that we should.

Pour les anglophobes :

Ces derniers temps, je soutiens l’idée d’une Écosse indépendante. C’est avec le coeur lourd, à certains égards, je pense que je sacrifierais une Écosse indépendante pour un Royaume-Uni socialiste, mais … je ne vois vraiment pas cela se produire. Ce que je peux imaginer, c’est l’Angleterre continuer de tourner à droite et par la suite quitter l’UE complètement.

L’Écosse, cependant, pourrait avoir un avenir viable soit comme un pays complètement indépendant ou – plus vraisemblablement – au sein de l’Europe. L’idéal européen a du plomb dans l’aile présentement, certes, et nos perpectives sont faibles comparées à celles de l’Irlande ou de l’Islande, mais ça reste à la fois possible et plausible pour l’Écosse de devenir une société transparente et égalitaire sur le modèle scandinave, avec des impôts justes non régressifs, des syndicats forts, une politique exempte d’armes nucléaires, un système d’enseignement supérieur non punitif, des politiques sociales éclairées en général et un soutien à long terme pour les programmes d’énergie verte.

Nous aurions besoin de nous assurer que nos banques sont suffisamment petites pour échouer, et il y a des problèmes de pauvreté, de santé et de tribalisme religieux, ce qui prendra des décennies à surmonter. Mais avec les avantages et les attraits que l’Écosse a déjà, et, plus important, en prenant en compte le regain de moral et l’excitation pure de tout un peuple qui surviennent parce que nous aurions enfin notre destin au moins en grande partie entre nos mains à nouveau – je pense que nous pourrions le faire.

Et que nous devrions le faire.

Échangeons Écosse pour Québec et UK pour Canada, et ça ressemble pas mal à ma position politique.

 

Via : Wadler’s Blog: Iain Banks